Tout commence par un déguisement !! Les photos parlent d’elles-mêmes. Aucun détail n’est laissé au hasard. Il y avait la magnifique grenouillère, la couche culotte torchon, le biberon gourde en cas de déshydratation, la coiffure très colorée et quelques accessoires comme un mètre, un sac de bonbons… Mais pour quoi faire?? On a le droit d’en manger des bonbons??
Et puis nous sommes parties. Direction Paris tout d'abord… puis ça se précise : République. Les voitures sont déposées au parking et c’est le début d’une longue et belle journée.
Le premier défi est annoncé : il va falloir que j’exprime
mon amour pour Julien autant de fois que
possible pendant la journée… à l’aide d’une craie. Aucun problème… les trottoirs n’ont qu’a bien se tenir..
Après mures réflexions sur l’itinéraire.. il nous faut trouver la bouche de métro la plus proche.. Evidemment cette tâche m’est confiée… j’ai fini par trouver une personne de bonne volonté, enfin en apparence car elle nous a fait faire tout le tour du quartier alors que la station n’était qu’a 200m du point initial !!
Quelques petits graffiti en attendant le métro et c’est reparti. Quel bonheur de découvrir les regards amusés ou outrés de tous les voyageurs… mais ma plus grande joie fut lorsque quelques jeunes personnes distinguées nous ont rejoint à la station suivante: « eh vas-y rogarde la meuf comme elle est fringuée… ». Le « calvaire » fut de courte durée… nous descendons enfin pour rejoindre notre seconde étape. Sur le chemin Cécile nous rejoint.
Nous arrivons donc et je dois trouver la particularité de l’endroit qui nous a amené ici.. J’ai un peu de mal mais finalement. Eh oui, nous sommes à la rue MADEMOISELLE.
Le second défi est lancé.. il faut que je négocie une sucette à la boulangerie du coin en chantant « Annie aime les sucettes.. ». Je n’ai même pas eu le temps de finir le refrain que le boulanger me demandait déjà le goût de la sucette.. Je n’étais apparemment pas la première à passer par cette étape!! (Enfin ce n’était pas plus mal car je ne connaissais pas toutes les paroles !!).
Direction troisième étape. En chemin pour ne pas perdre de temps les filles me donnent le 3ème défi. Il faut que je fasse la bise à 5 Julien dans la journée.. Ça se complique !!! Comment procéder ?
Les premières tentatives échouent « Comment t’appelles-tu? » Réponse : « ça te regarde?»… Bon peut-être un peu trop personnel. Alors plutôt « Dis moi que tu t’appelles Julien !» Un peu trop agressif ?!! Bon alors «Tu t’appelles pas Julien par hasard ?» Ca va mais peut mieux faire.. Après une bonne demi heure de marche et une 50aine de personnes interrogées le doute s’installe et puis la c’est le miracle… « oui je m’appelle Julien pourquoi?». Le pauvre garçon était sur le point de fuir en voyant notre éclatement de joie un peu excessif, mais finalement quand on lui a annoncé que sa seule punition était de me faire la bise il a accepté et a été largement récompensé par des bonbons !!! Le second a d’abord demandé « ça dépend, c’est pourquoi ? » en connaissant le sort qui l’attendait il a bien voulu s’appeler Julien… Sympa !
Nous arrivons donc à la place des Grands Hommes. Je dois chanter la chanson de Bruel... Là ça va... quoi que… puis mesurer
250m d’hommes ! T’es sûre de toi Mariane ? Un rapide calcul a raison de 2m par hommes (et c’est déjà grand) et ça me donne 125 hommes... on en a pour le we !!! Bon alors un maximum en
10 minutes... ca me paraît plus raisonnable. Alors à la chasse à l’homme... grand si possible. J’ai dû en mesurer une quinzaine environ, je ne sais plus.. Mais le plus drôle c’est qu’en rentrant
le lendemain en TGV j’ai retrouvé un père et son fils que j’avais mesurés la veille... C’est fou ça !!
Nous voici finalement au jardin du Luxembourg où nous faisons une petite pause pour manger.. les filles avaient bien travaillé: chacune avait préparé un petit plat et moi les mains dans les poches je me suis régalée !!
Après s’être fait dégager des pelouses, nous nous installons sur un petit banc au soleil. Nous demandons a un passant de nous prendre en photo.. et puis au hasard je lui demande s’il ne s’appelait pas Julien… Il nous répond « oui pourquoi ? ». Encore une fois voyant notre réaction il a voulu fuir mais finalement lorsqu’on lui a proposé une part de gâteau en échange ça ne l’a pas laissé indifférent... il aurait presque oublié de faire la photo !! Et de 3, yes !!
A la fin du
repas les filles me demandent de marquer sur une feuille tous mes péchés de jeunesse... on découvrira un peu plus tard pourquoi… Nous nous dirigeons ensuite vers
l’étape suivante…la place des Grands Hommes, mais entre temps il me faut trouver un certificat… de virginité ! c’est mon prochain défi. A l’origine c’était un policier qui devait me le
délivrer mais après négociation notre cheftaine Mariane a accepté qu’il soit délivré par une pharmacienne. Nous entrons donc dans la première pharmacie que nous rencontrons sur le chemin. Deux
jeunes pharmaciennes n’attendaient que nous, elles ont bien rigolé même si celle qui s’est enfin dévouée pour le faire a commencé à avoir des doutes… « bon, je ne vérifie pas ?!! Mais
qu’est-ce que je marque?!! ».
Etape finale: rue MADAME.
Pour cette dernière étape, je vais jeter mes péchés de jeunesse par terre et sauter dessus en jurant de ne jamais le refaire. Regarder cette magnifique photo prise dans l'action!!!
Et pour finir la surprise…
Enfin presque car le secret a été difficile à garder toute la journée n’est-ce pas Poussin !! Nous avons été au hammam, avec gommage puis massage.. Quel bonheur après cette journée de marche ! Sans oublier un petit tour à la piscine ou un dernier défi m’attendait… Merci Mandine d’avoir pensé à moi pour les figures de natation synchronisée... c’était splendide n’est-ce pas les filles ?!
Et nous avons retrouvé les garçons pour la soirée. (j’ai pu faire la bise à 2 autres Julien dont le mien… alors c’est gagné ?!).
Et là,
transmutation!!: Julien devient "Rouliane el Peruvian"! Car c'est bien connu: se marier, c'est pas le Pérou!! (Pour les explications, s'adresser à Fredo...). Et ce Péruvien dans la ville de
découvrir l'architecture néo-aztèque du parvis de la Défense et son sanctuaire: la Fnac! Devant les attend Charly qui se la pète un peu avec son superbe appareil photo! Emu d'être là, Rouliane
entonne l'hymne de son pays: el Condor peruvian qu'il accompagne d'une danse grâcieuse sensée représenter l'envol du condor; tout ça devant un regroupement d'étudiants médusés. Une
fois entré dans l'enceinte de la Fnac, il prend quelques minutes pour convaincre quelque jeune chaland d'écouter Chico & Roberta plutot que Kamaro ou NTM ... sans succès. Alors il se
ressource en lisant un guide de voyage sur le Pérou. Une jeune photographe saisit cet instant d'émotion ... c'est le début de la gloire pour Rouliane! De peur qu'une émeute de fans de
ce personnage charismatique se forme, la sécurité préféra nous faire évacuer et nous quitâmes les lieux sans protester.
En
sortant, nouvelle surprise: Seb les rejoint, tout doit venu de Montpellier, encore avec son bagage à la main! Grisé par ces retrouvailles, Rouliane enfourche un cheval et fait un petit tour de
manège avant de suivre la bande de joyeux lurons dans les entrailles du métro parisien. Biensûr il ne manqua pas de réchauffer le coeur et les oreilles des passagers
et touristes présents dans la rame avec un air de flûte typique de son pays... La Défense - Notre Dame, c'est pas si rapide que ça en fin de compte!
La
foule le reconnaît grâce à son T-shirt "Chuck is beautiful" et les touristes, européens ou asiatiques, se pressent pour être pris en photo avec ce grand maître. Au déjeuner, profitant d'une
terrasse ensoleillée place St Michel, Chuck ravit encore les badauds en faisant quelques démonstrations de son art martial. Rassasié par de bonnes aiguillettes de canard, les compagnons
continuent ensuite leur visite parisienne et se dirigent vers Montmartre.
peut qu'extérioriser ses émotions en présentant à la foule un kata supérieur plein de puissance et d'énergie. La chaleur est
accablante, aussi les compagnons s'arrêtent boire un verre à une terrasse sur la place du Tertre, fameuse place prisée par les portraitistes et caricaturistes. Ces artistes interloquent le
karatéka qui décide soudain (sous l'impulsion de ses compères...) de se mettre au croquis lui aussi. Et de dessiner, page après page, des visages, des courbes galbées ... les passants ne peuvent
s'empêcher de jeter un oeil par dessus son épaule et sont tous surpris qu'un combattant si puissant puisse faire preuve d'une telle sensibilité artistique.
Requinqués par cette pause, les compères redescendent la butte. A Pigalle, Chuck visite quelques video clubs pour voir si les pièces maîtresses de la filmographie Norris sont
présentes. Déception: à part un pale ersatz intitulé Suck Maurice, rien du tout! Il décide alors de faire le 118 218 pour trouver un magasin d'instruments de musique pour gratter son blues.
La rue de Douai, rue des musiciens, est toute proche! Cool! les garçons investissent une boutique et Chuck essaie de jouer un peu mais il est un peu tendu et manque d'entraînement ... il ne peut
donc pas donner son maximum et cela déçoit le gérant qui fait vite comprendre qu'il est temps de quitter les lieux... ce sera pour une autre fois!
La
journée tire à sa fin et la fatigue se faisant ressentir (après avoir fait tous ces kilomètres dans des bottes en poil trop petites!!), une pause est décidée avant le dîner. Sur les conseils de
Fredo, les amis se dirigent vers Bastille et se posent au jardin de l'Arsenal car le restaurant du dîner est tout proche ... en fait il est à République!! C'est la Favela Chic, restaurant-dancing
brésilien assez connus dans la capitale. Après avoir attendu devant l'entrée une bonne demie heure, soudain c'est le drame: les Brésiliens, pourtant connus pour leur accueil chaleureux, ne
veulent plus de nous ... et rien ne sert de discuter. Heureusement, l'ami Julien, qui nous avait rejoint entre temps, décide, en bon militaire, de prendre les choses en main. Et en deux coups de
cuiller à pot, nous voilà avec deux réservations: une pizzeria classique et un bar-restau sympa avec de jolies serveuses ... nous choisissons (par pur hasard) la deuxième option. Et Julien de
laisser le soin à Benito et Dudu d'annoncer au pizzaiolo que nous n'avions plus besoin de sa table de 15 personnes fraîchement préparée... avec Seb qui est parti sans payer, les provinciaux ont
dû se dire que les parisiens sont vraiment des escrocs!!
Arrivés
sur place, nous entrons dans un bois et nous suivons des indications "paintball" ... un étrange sentiment de panique nous envahit, Agnès et moi, car connaissant nos amis, ceux-ci seraient bien
capables de nous entraîner dans un truc pareil et l'idée d'être couverts de bleus le jour J ne nous enchantait guère. Heureusement, il n'y a pas que du paintball dans ce centre et on nous emmène
vers une clairière où se trouvent des jeux gonfflables!
Néanmoins il restait encore de l'énergie pour le deuxième jeu: le babyfoot géant! Imaginez un babyfoot ... jusque là,
facile ... sauf que le petit joueur bloqué sur sa barre de fer, c'est vous!! Inutile de vous dire qu'il faut savoir gérer les conflits directionnels pour pouvoir gagner! Là encore tout le monde
s'est bien éclaté, spécialement les filles, une fois n'est pas coutume avec le ballon rond!
Et pour
finir, le clou du spectacle: le duel à l'élastique... Deux personnes s'affrontent, chacune attachée à un élastique surpuissant (oui je sais j'en rajoute!) et elles doivent placer le plus loin
possible un témoin sur une bande scratch. Evidemment ce qui est drôle, c'est qu'une fois le témoin placé, l'élastique vous ramène violemment en arrière et vous êtes brinquebalés dans les
boudins gonfflables sur quelques mètres!!
Mais
les garçons ont trouvé encore plus drôle! ... Puisque ce qui est marrant c'est de voler en arrière, laissons tomber ce témoin scratch qui de toutes façons ne tient pas, et mettons nous à deux
pour tirer un troisième larron et le projeter avec une force un peu plus grande que dans la configuration normale du jeu... C'est pas mal, mais pas encore assez fort ... alors allons toujours
plus loin dans la connerie et convainquons Dudu (eh oui, c'est le plus petit, il volera mieux!!) de se faire tirer non pas par deux gaillards mais par trois, oui mesdames messieurs!! Et là, après
avoir tiré de toutes leurs forces, à la limite du point de rupture de l'élastique et surtout de la colonne vertébrale de Dudu, celui-ci est lâché à une vitesse folle et ... c'est le drame ...
dans une tentative désespérée pour se freiner sur les boudins latéraux, Dudu se retourne deux doigts, à 90 degrés, c'est horrible ... Mais n'écoutant que son courage, tel Mel Gibson dans
l'Arme fatale, il saisit ses doigts déjà violacés et les remet en place dans un crac qui le fait se plier de douleur! Et de s'adresser à ses ex-amis : "Eh beh je vous l'avait bien dit
que c'était une connerie!!".
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