Agnès & Julien
En voiture! (Celle de Benito, toute nouvelle toute belle à part quelques éraflures sous la portière droite!) Direction La Défense! (Ca je le savais, Marie avait fait la boulette!)
Et là,
transmutation!!: Julien devient "Rouliane el Peruvian"! Car c'est bien connu: se marier, c'est pas le Pérou!! (Pour les explications, s'adresser à Fredo...). Et ce Péruvien dans la ville de
découvrir l'architecture néo-aztèque du parvis de la Défense et son sanctuaire: la Fnac! Devant les attend Charly qui se la pète un peu avec son superbe appareil photo! Emu d'être là, Rouliane
entonne l'hymne de son pays: el Condor peruvian qu'il accompagne d'une danse grâcieuse sensée représenter l'envol du condor; tout ça devant un regroupement d'étudiants médusés. Une
fois entré dans l'enceinte de la Fnac, il prend quelques minutes pour convaincre quelque jeune chaland d'écouter Chico & Roberta plutot que Kamaro ou NTM ... sans succès. Alors il se
ressource en lisant un guide de voyage sur le Pérou. Une jeune photographe saisit cet instant d'émotion ... c'est le début de la gloire pour Rouliane! De peur qu'une émeute de fans de
ce personnage charismatique se forme, la sécurité préféra nous faire évacuer et nous quitâmes les lieux sans protester.
En
sortant, nouvelle surprise: Seb les rejoint, tout doit venu de Montpellier, encore avec son bagage à la main! Grisé par ces retrouvailles, Rouliane enfourche un cheval et fait un petit tour de
manège avant de suivre la bande de joyeux lurons dans les entrailles du métro parisien. Biensûr il ne manqua pas de réchauffer le coeur et les oreilles des passagers
et touristes présents dans la rame avec un air de flûte typique de son pays... La Défense - Notre Dame, c'est pas si rapide que ça en fin de compte!
Arrivé sur le parvis de Notre Dame, Rouliane salua une dernière fois les touristes et les fans avant de s'éclipser pour laisser place à un nouveau personnage: Chuck Maurice, éminent karatéka et président du fan club de Chuck Norris!!
La
foule le reconnaît grâce à son T-shirt "Chuck is beautiful" et les touristes, européens ou asiatiques, se pressent pour être pris en photo avec ce grand maître. Au déjeuner, profitant d'une
terrasse ensoleillée place St Michel, Chuck ravit encore les badauds en faisant quelques démonstrations de son art martial. Rassasié par de bonnes aiguillettes de canard, les compagnons
continuent ensuite leur visite parisienne et se dirigent vers Montmartre.
La voix d'Edith Piaff emplit l'air d'une telle douceur, que Chuck ne
peut qu'extérioriser ses émotions en présentant à la foule un kata supérieur plein de puissance et d'énergie. La chaleur est
accablante, aussi les compagnons s'arrêtent boire un verre à une terrasse sur la place du Tertre, fameuse place prisée par les portraitistes et caricaturistes. Ces artistes interloquent le
karatéka qui décide soudain (sous l'impulsion de ses compères...) de se mettre au croquis lui aussi. Et de dessiner, page après page, des visages, des courbes galbées ... les passants ne peuvent
s'empêcher de jeter un oeil par dessus son épaule et sont tous surpris qu'un combattant si puissant puisse faire preuve d'une telle sensibilité artistique.
Requinqués par cette pause, les compères redescendent la butte. A Pigalle, Chuck visite quelques video clubs pour voir si les pièces maîtresses de la filmographie Norris sont
présentes. Déception: à part un pale ersatz intitulé Suck Maurice, rien du tout! Il décide alors de faire le 118 218 pour trouver un magasin d'instruments de musique pour gratter son blues.
La rue de Douai, rue des musiciens, est toute proche! Cool! les garçons investissent une boutique et Chuck essaie de jouer un peu mais il est un peu tendu et manque d'entraînement ... il ne peut
donc pas donner son maximum et cela déçoit le gérant qui fait vite comprendre qu'il est temps de quitter les lieux... ce sera pour une autre fois!
La
journée tire à sa fin et la fatigue se faisant ressentir (après avoir fait tous ces kilomètres dans des bottes en poil trop petites!!), une pause est décidée avant le dîner. Sur les conseils de
Fredo, les amis se dirigent vers Bastille et se posent au jardin de l'Arsenal car le restaurant du dîner est tout proche ... en fait il est à République!! C'est la Favela Chic, restaurant-dancing
brésilien assez connus dans la capitale. Après avoir attendu devant l'entrée une bonne demie heure, soudain c'est le drame: les Brésiliens, pourtant connus pour leur accueil chaleureux, ne
veulent plus de nous ... et rien ne sert de discuter. Heureusement, l'ami Julien, qui nous avait rejoint entre temps, décide, en bon militaire, de prendre les choses en main. Et en deux coups de
cuiller à pot, nous voilà avec deux réservations: une pizzeria classique et un bar-restau sympa avec de jolies serveuses ... nous choisissons (par pur hasard) la deuxième option. Et Julien de
laisser le soin à Benito et Dudu d'annoncer au pizzaiolo que nous n'avions plus besoin de sa table de 15 personnes fraîchement préparée... avec Seb qui est parti sans payer, les provinciaux ont
dû se dire que les parisiens sont vraiment des escrocs!!
Enfin les filles nous ayant rejoints, nous avons pu passer une très bonne soirée et échanger, Agnès et moi, nos misères du jour ... merci à tous pour l'amitié que vous nous portez.
Ces moments seront pour nous de fabuleux souvenirs.
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